Mourlevat (Jean-Claude), La Ballade de Cornebique

La Ballade de Cornebique, de Jean-Claude Mourlevat

Jean-Claude Mourlevat, La Ballade de Cornebique. Paris, Gallimard Jeunesse, coll. "Hors-piste", 2003, 208 pages.

 

Lors de la lecture du conte La Ballade de Cornebique de Jean-Claude Mourlevat, je me suis aperçu d’un détail plus qu’intéressant concernant le style de l’auteur. Dans cet ouvrage, il emploie régulièrement des expressions ou des comparaisons/métaphores liées à l’animal. Voici quelques exemples illustrant le propos :

Chapitre 3 «  Cornebique avance comme un canard mécanique » (p.25).
Chapitre 5 

« Il aurait pu en faire son métier, le cochon ! » (p.43)
« Ça lui file le bourdon, à Cornebique. » (p.44)
« De la poche ne parvient plus que le rapide ronron d’un petit chat. » (p. 48)

Chapitre 6   « A coup sûr, cette vieille chouette va continuer à regarder Pié de ses yeux plissés (…) » (p.54).
Chapitre 7 

« Deux malabars le gardent, les bras croisés sur leur poitrail de gorille. »
« Allez-y, mes lapins, on en reparlera tout à l’heure ! » (p.63).
« Les arbres sont envahis d’enfants à califourchon sur les branches ou accrochés comme des petits singes. » (p.63).
« Vous auriez pu attendre le deuxième tour, bande de porcs ! » (p.64).
« Toi, mon poussin, se dit Cornebique, furieux, je t’ai bien repéré. » (p.65).

Chapitre 8   « Le grand dadais a l’impression qu’un troupeau de rhinocéros vient de lui tomber dessus. » (p.72).
Chapitre 9  

« Pié, qui le connaît bien, ne se risque pas à lui chercher des poux. » (p.77).
« Il était tout sale comme un goret, le petit coquin ! » (p.83).
« Pié ressemble à un caniche de concours, il est frisotté, pomponné, parfumé comme une cocotte. » (p.83).

Chapitre 10   « Cornebique, oh, Cornebique, bougre d’âne ! » (p.90).
Chapitre 11   

« Le bonhomme est un vieux Coq maigre comme un vélo ». (p.100).
« D’ici trois jours, vous bondirez comme un jeune lapin en criant : « Merci docteur Lem ! Vive le docteur Lem ! » » (p.101).
« Il préfère éviter de puer comme un blaireau. » (p.102).

Chapitre 12   

« Ils sont copains comme cochons. » (p.108).
« (…) et j’en profite pour observer mes pigeons, euh… mes clients. » (p.109).
« (…) je repère le poisson, je l’appâte et je ferre ! » (p.110).
« Il se tortille comme un asticot sous sa couverture (…) » (p.111).
« Il pleure comme un crocodile en revivant la perte de son petit camarade (…) » (p.113).

Chapitre 13 

« Et arrête de siffloter, nom d’un chien ! » (p.118).
« Ce qu’ils sont ? Deux agneaux bêlants qui marchent vers le loup… » (p.120). 

Chapitre 14  « Mais oui, murmure Lem à l’oreille de Cornebique, mais oui ma biche, on avance (…)… » (p.128). 
Chapitre 15 

« Le lendemain matin, Lem se réveille gai comme un pinson (…) » (p.136).
« Lem, bougre d’âne ! » (p.139).
« On dira ce qu’on veut de Lem : (…) qu’il a une araignée au plafond (…). » (p.140).
« … et vous bondirez comme un jeune lapin (…) ! » (p.141). 

Chapitre 16 

« Elle a des jambes de sauterelle. » (p.150).
« (…) Ses côtelettes ressemblent à des arrêtes de poisson. » (pp.151-152).
« Restent les petites fesses de rat… » (p.152).
« Sa voix déraille et ressemble au couinement d’une souris (…) » (p.154).

Chapitre 17

« Il est déjà à la grille, dans la gueule du loup. » (p.159).
« Ils cherchent fébrilement un objet assez lourd pour écrabouiller la vilaine tête de serpent de Sa Majesté. » (p. 164).
« Est-ce qu’elle va soudain se déchaîner comme un chat (…) ? » (p.164). 

Chapitre 19   « Il serait bien étonnant que quelqu’un ait l’idée de s’aventurer hors des murs par ce temps de chien. » (p.175).
Chapitre 20 

« Et le gros gibier, c’est eux ! » (p.179).
« Sur ses épaules, Lem s’est endormi et il pèse comme un âne mort » (p.183).
« Les Fouines (…), elles vont l’étriper comme un lapin. » (p.186).
« Ce ne sont pas les Fouines : elles sont trop légères, ces sauterelles. » (p.186). 

 

Je pense que ce genre d’activité peut être intéressant à aborder avec des élèves du secondaire dans plusieurs cas de figure. D’abord, il peut être utile pour voir la description physique et/ou morale d’un personnage ; on pourrait ensuite aborder la distinction entre la comparaison et la métaphore. Peut-être même qu’il est possible de voir ces deux étapes dans une seule et même leçon, chose que je ne néglige absolument pas, bien sûr. Bref, si un jour, il doit s’avérer que j’aborde l’un de ces thèmes pour la création d’une leçon, je pense sincèrement partir de ce livre pour aborder le sujet.


Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site