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Orsenna (Erik), La grammaire est une chanson douce


La grammaire en musique, olé !
La grammaire est une chanson douce, d'Erik Orsenna
Erik Orsenna, La grammaire est une
chanson douce
. Paris, Le Livre de Poche,
2003, 150 pages.

Quatrième de couverture :

« Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : Je t’aime.
Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps.
Il me sembla qu’elle nous souriait, la petite phrase.
Il me sembla qu’elle nous parlait :
– Je suis un peu fatiguée. Il paraît que j’ai trop travaillé. Il faut que je me repose.
– Allons, allons, Je t’aime, lui répondit Monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de repos et tu seras sur pied.
Monsieur Henri était aussi bouleversé que moi.

Tout le monde dit et répète « Je t’aime ». Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s’usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver. »


I. Les personnages :

Jeanne protagoniste et personnage narrateur du roman, elle est une élève française en sixième année. Ses parents, divorcés, vivent chacun d'un côté différent de l'Atlantique ; elle possède également un frère, Thomas. Elle mesure un mètre cinquante-quatre.
Melle Laurencin professeur de classe de Jeanne. on la décrit comme jeune, blonde, appréciant la précision dans les termes employés et adorant l'oeuvre de La Fontaine.
M. Besançon principal de l'école, il est décrit comme étant très maigre.
Mme Jargonos vérifieuse pédagogique qui critique les leçons de Melle Laurencin. On apprend par la suite qu'elle travaille pour Nécrole.
Le commandant chef du paquebot vers l'Amérique, il est l'organisateur du championnat de scrabble.
Thomas frère de Jeanne, il est amoureux d'une fille de seconde année et aime la musique.
M. Henri homme de couleur possédant un neveu qui l'accompagne durant l'histoire, ce guistariste accueille Jeanne & Thomas sur l'île. Il expliquera par la suite ce qui est arrivé à l'autre île et le fait que vingt-cinq langues meurent chaque année du fait de leur non-emploi par les locuteurs (et la perte, également, des objets qu'ils définissent).
La nommeuse habitante dans une maison au bord de la plage vivant avec un chien pour seule compagnie, la vielle dame est décrite comme une personne très âgée étant ridée, crevassée, ridée, la chevelure d'une lionne blanche. Elle prononce des mots peu utilisés afin de leur redonner vie.
Nécrole

gouverneur de l'archipel, il ne comprend pas la passion des gens pour les mots. Il pense que les mots ne sont que des outils de communication. Il veut réduire à tout prix le nombre de mots afin d'obliger autrui à travailler (et non à pavaner en discussion et/ou en chanson). Accompagné d'un policier, il kidnappe Jeanne avec son hélicoptère.

D'autres personnages apparaissent comme les camarades de classe de Jeanne, les gens achetant dans les boutiques, les mots, les gens sur le paquebot, un policier, ...

II. Les lieux :

  1. La classe de sixième année où Melle Laurencin donne cours.
  2. Le paquebot.
  3. L'île (la plage, les boutiques, chez la vielle dame).
  4. L'île ressemblant à un désert.
  5. La ville des noms (la mairie où se déroulent les mariages entre noms & adjectifs ; le Bureau des exceptions) & l'usine.


III. Le résumé :

L'histoire commence la veille des vacances de Pâques dans une classe de sixième année (équivalent de la sixième année primaire belge) où une vérifieuse pédagogique rend visite dans cette classe, contestant la pédagogie de Melle Laurencin, professeur de cette classe. Par la suite, Jeanne et Thomas, son frère, se rendent vers l'Amérique en paquebot, désireux de rejoindre leur parent qui y vit, séparé de son ancien conjoint. Cependant, le bateau est pris dans une tempête et fait naufrage. Les deux enfants se réveillent alors sur la plage d'une île magique et remarquent la perte des mots flottant dans la mer. Ils sont trouvés par M. Henri qui les accueillent au village, les informe que le prochain bateau arrive dans un mois et décide de les loger.

M. Henri décidé alors de leur faire découvrir le village. Ensemble, ils voient :

  • Le marché aux mot : on y fait ses courses, on (re)trouve ce dont on a besoin.
  • L'amir des poètes et de la chanson : le commerçant est géant et maigre, l'air endormi. Il ne propose qu'un vieux livre écorné et propose des mots pour les rimes de chansons.
  • Au vocabulaire de l'amour : le vendeur est un jeunot qui vend des expressions nouvelles.
  • Dieudonné. Appeleur diplômé des plantes et des poissons.
  • Marie Louise. Etymologie en quatre langues : on y explique l'origine des mots.

Ensemble, ils partent ensuite en pirogue et découvre une autre île ressemblant à un désert : M. Henri explique que l'île était autrefois habitée par une civilisation mais, celle-ci s'étant fait nettoyer de tous leurs mots, ils pensaient vivre dans le silence. En vain ... L'homme explique ensuite l'importance des langues parlées.

Puis, ils partent ensemble, tous les trois, vers la ville des noms, suite à un pari lancé par M. Henri qui proposait de faire aimer la grammaire à Jeanne. Ils découvriront que celle-ci est bien différente de celle qu'ils ont l'habitude de côtoyer : cette nouvelle ville est plus petite, plus silencieuse et possède des mots comme habitants qui y vivent de leur plein gré. On y apprend ensuite l'organisation des mots :

  • Ils vivent ensemble comme les hommes.
  • Chacun possède une fonction, une profession dans cette ville : les noms doivent poser sur toutes les choses du monde une étiquette.
  • D'autres tribus vivent avec les noms : les articles, les adjectifs, les pronoms, les adverbes.

Les trois personnages discutent encore par la suite et M. Henri révèle l'existence d'une ville des notes de musiques. Par la suite, durant la nuit, ils se rendent à l'hôpital et voit les trois mot " Je t'aime " sur un lit, malade du fait que les gens l'utilisent sans arrêt.

Le lendemain, Jeanne est kidnappée par Nécrole, gouverneur de l'archipel. Elle se retrouvera enfermée dans des cours de grammaire, entourée de professeurs dont Madame Jargonos. Cependant, M. Henri viendra à son secours et parviendra à la secourir. Le surlendemain, M. Henri emmène les enfants dans une usine où, avec l'aide du directeur, M. le Grammairien, ils ré-apprendront la grammaire (on apprend également l'existence d'un distributeur de prépositions, d'interjections et de conjonctions mais aussi d'un magasin des adjectifs). Dès qu'elle parvient à parler à nouveau, Jeanne rejoint la plage où une fête en l'honneur de la nommeuse a lieu ; tous les habitants de l'île sont là. Jeanne, comme son frère, se rend compte qu'ils parviennent à parler de nouveau. Cependant, une nouvelle arrive : leurs parents arriveront le lendemain en hydravion.

Toutefois, durant la nuit, Jeanne ne peut s'empêcher de voir ce qui se trouve derrière une porte interdite de l'usine : là, elle y rencontre trois écrivains à savoir Antoine Saint-Exupéry, Marcel Proust & Jean de La Fontaine avec lesquels elle sympathise. Le roman se clôt alors sur la venue des parents qui viennent séparamment dans un hydravion rechercher leurs enfants et sur une discussion au sujet de l'amour entre Jeanne & M. Henri : elle se demande si les mots peuvent aider à rapprocher deux êtres éloignés et M. Henri lui avoue que cela se produit parfois mais que tous y travaillent depuis dix mille ans.

réalisé par Cédric
le 20 septembre 2011
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