Willer (Ellen), Le garçon qui ne pouvait pas voir les livres en peinture


Plongée littéraire ...
Le garçon qui ne pouvait pas voir les livres en peinture, d'Ellen Willer
Ellen Willer, Le garçon qui ne pouvait pas
voir les livres en peinture.
Paris, L'école
des Loisirs, coll. "Medium", 2007, 94 pages.

Quatrième de couverture :

Lire, Etienne a toujours détesté ça.
Les livres, c'était bon pour les autres, les premiers de la classe, sa mère, les filles, les profs. Lui, il avait mieux à faire.
Mais voilà que ses parents divorcent. Rien ne sera plus jamais comme avant. Alors, tant qu'à changer ...
Le soir de l'annonce, seul, perdu, enfermé dans le bureau de sa mère, Etienne attrape un livre. Un recueil de nouvelles. Le titre de la première le fait sourire : Un jour rêvé pour le poisson-banane. A la cinquième ligne, le mot "sexe" l'accroche.
Et c'est parti. Etienne plonge dans l'histoire. Il se distrait de la sienne. Il devient curieux des livres, amoureux des livres. Au point d'avoir envie d'en écrire un.


Quelques passages du livre :

« Parce que, il n'y a pas si longtemps, les livres et moi, c'était plutôt la haine. J'ai toujours eu les lives en horreur. Et voilà que je me mets non seulement à lire, mais en plus à écrire » (p. 12).

« J'ai lu quelque part que, pour un livre, tout se joue sur les premières phrases. Il paraît même que certains romanciers se creusent la tête pour les écrire et que, ensuite, ils bâclent sans scrupule les deux cents pages qui suivent, convaincus que personne ne les lirait. » (p. 15).

« [...] je me suis mis à lire.
Pire, à aimer ça.
Pire, à avoir envie de donner envie aux autres. » (p. 17).

« [...] à mon âge, écrire un journal intime est une occupation pitoyable. Ou prétentieuse. » (p. 18).

« Un livre, c'est un téléviseur miniaturisé qui marche sans pile ni batterie, pas besoin de brancher ni de recharger, qui ne gêne personne, que tout le monde considère avec respect parce que lire, c'est bien. Je peux l'ouvrir en classe, l'emporter partout, jusque dans le métro, où il n'y a pas de réseau. C'est une série télévisée dont je suis à la fois le producteur, le réalisateur, le décorateur, l'accessoiriste. Et c'est moi qui choisis les acteurs. » (p. 30).

« Pour conduire un enfant à lire, s'il est récalcitrant, le meilleur des stratagèmes serait donc de l'en empêcher. Confisquer ses livres. Les boucler sous clé. Ne pas lui en acheter. Organiser la pénurie. Le priver de lecture après un mauvais bulletin. Même si je doute que ma mère l'air fait intentionnellement. » (p. 47).

« J'ai connu Beigbeder en lisant ses critiques. [...]
Il est étrange que son plus gros succès s'appelle 99 F. En français d'aujourd'hui, 14,99€. Un livre qui ne porte même pas un titre composé de mots, mais formé de chiffres. C'est dire ce que vaut la littérature. » (p. 76).
réalisé par Cédric
le 30 juin 2013
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