Selzer (Adam), J'ai embrassé un zombie (et j'ai adoré)


Girly Dead
Des fleurs pour Algernon, de Daniel Keyes
Adam Selzer, J'ai embrassé un zombie (et j'ai
adoré). Paris, Hachette Livre, coll. "Le Livre de
Poche Jeunesse", 2013, 227 pages.

Quatrième de couverture :

Je suis là devant la scène, il chante d'une voix rauque une chanson que j'adore. Il est pâle, timide, sublime dans ses vêtements noirs. Je craque complètement. Je suis amoureuse ... Le seul problème, c'est qu'il un tout petit peu le formol. Et que c'est un zombie.

Alley ne s'attendait pas à trouver l'amour dans les bras d'un zombie. Et pourtant ...


Quelques passages du livre :

« Voir un vampire embrasser une idiote avec la langue, c'est un peu comme aller au marché agricole et croiser un tas de fermiers avec des doigts en moins suite à des accidents du travail. Ça a beau être un peu dérangeant, on n'arrive pas à détourner les yeux » (p. 7)

« Je me rappelle l'énorme scandale qui a éclaté il y a quelques années, quand on a appris que l'enseigne de grande distribution Megamart ressuscitait des cadavres pour les faire travailler dans les réserves. Des esclaves zombies, en somme. Lorsque la nouvelle est devenue publique, tous les post-humains (vampires, loups-garous et autres revenants qui vivaient parmi nous depuis des siècles sans qu'on s'en rende compte) se sont indignés et ont décidé de faire leur coming-out - « de sortir du cercueil » comme ils disaient - pour mettre la pression sur le Congrès, afin qu'il comble les failles su système qui permettaient à Megamart de s'en tirer. » (p. 8)

« (...) la population a fini par s'apercevoir que rien n'avait changé, que les vampires et compagnie avaient toujours été là. La seule différence, c'est que maintenant, on est au courant. » (p. 9)

« Pour information, je ne suis pas une allumeuse. Je ne m'amuse pas à embrasser tous les mecs qui passent à la Cage. Cependant, éviter de m'engager dans une relation avec quelqu'un d'ici ne signifie pas que je ne me sente pas seule. Parce que la solitude, je connais. Un peu trop bien, en vérité. Envoyer paître les losers qui me draguent m'aide un peu à la supporter, mais même moi, je ne fais pas le poids contre les hormones. » (p. 29)

« Je suis déjà allée à des rendez-vous. Ça m'est même arrivé d'apprécier des garçons avant. Assez pour sortir avec eux, en tout cas.
Mais je n'ai jamais eu de copain officiel. D'ailleurs, qui en a encore de nos jours ? Qui parle d'avoir un fiancé ou de vouloir se fixer ? A part dans les bandes dessinées d'Archies Comics, je veux dire. Quand je sors avec quelqu'un, on commence en général par traîner avec un groupe de potes, puis on finit par se retrouver chez moi, dans un parking ou un autre endroit intime pour se détendre un peu en privé. Evidemment, je ne ferais rien de tout ça avec un type qui ne me plaît pas, mais je suis assez forte pour ne pas laisser mes émotions s'en mêler. » (p. 49)

« Quoi qu'il en soit, l'idée de moisir ici ne m'a jamais emballée, si bien que jusqu'à présent, j'ai gardé mes émotions sous contrôle afin d'éviter de me retrouver piégée. Je les ai congelées, en quelque sorte. Pour être franche, toutes ces moqueries sur les garçons, les couples et les scènes grivoises à la cafète sont un pur mécanisme de défense. Pour oublier que je suis seule. Et que personne ne s'est proposé pour être mon cavalier au bal de promo (bien sûr que j'ai envie d'y aller !). En plus, j'appartiens au Cercle Vicieux, bon sang ! J'ai une réputation à tenir. Je me dois d'être cynique. » (pp. 50-51)

« Quand quelqu'un vous plaît vraiment, peu importe que sa peau soit glaciale ou qu'il ait une haleine bizarre, l'embrasser vous fait de l'effet. » (p. 61)

« Parfois les vampires donnent l'impression d'avoir passé des siècles à peaufiner leur baratin pour draguer. Aucune importance, je suis vaccinée. » (p. 73)

« Il faut pourtant bien passer sur les petits défauts de son chéri, hein ? Tout le monde a ses défauts. Ses fêlures. » (p. 108)

« Il est toujours préférable d'occulter certaines tares chez son petit ami : un mauvais goût en matière de chaussures, des odeurs corporelles, la vilaine manie de se curer le nez, sans parler de la débilité générale qui est le lot de presque tous les garçons. Personne n'est parfait. » (p. 109)

« J'ai toujours redouté le moment où il faudrait que je présente un copain à mes parents. J'en fais même des cauchemars. Aucun des garçons que j'ai embrassés dans ma chambre par le passé n'en valait la peine, si bien que je m'étais toujours épargné ce drôle de rituel. Mais Doug est un parfait gentleman. » (p. 145)

« Comment peux-tu ne pas vouloir être une post-humaine ? Les humains sont si méchants ! Nous ne sommes que des monstres dégoïsme qui détruisons la planète. Tout le monde devrait se convertir. » (p. 167)

« Parfois, entendre une certaine chanson ou sentir une certaine odeur vous fait remonter le temps. » (p. 219)

réalisé par Cédric
le 4 juillet 2013
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