Mourlevat (Jean-Claude), Tomek


Au détour de la rivière
Tomek, de Jean-Claude Mourlevat
Jean-Claude Mourlevat, La rivière à l'envers.
Tome 1 : Tomek
. Paris, Pocket Jeunesse,
2004, 191 pages.

Quatrième de couverture :

"Ainsi vous avez tout dans votre magasin ? demanda la jeune fille. Vraiment tout ?" Tomek se trouva un peu embarrassé : "Oui... enfin tout le nécessaire..." "Alors, dit la petite voix fragile, alors vous aurez peut-être... de l'eau de la rivière Qjar ?" Tomek ignorait ce qu'était cette eau, et la jeune fille le vit bien : "C'est l'eau qui empêche de mourir, vous ne le saviez pas ?"


Quelques passages du livre :

« Comme elle [Hannah] s’était approchée très près du comptoir, Tomek sentit sa chaleur à elle, et plus que sur le sable chaud, c’est sur son bras doré qu’il aurait voulu poser sa main. » (p. 14).

« En ces temps anciens, on avait de la géographie une idée assez vague. On se doutait bien que la terre était ronde, mais beaucoup de gens n’en étaient finalement pas si convaincus. « Si la terre est ronde, disaient-ils, est-ce que ceux qui sont en dessous ont donc la tête en bas ? Et s’ils ne tombent pas, est-ce parce qu’ils sont collés par leurs semelles ? » Il n’y avait ni cartes précises comme aujourd’hui, ni panneaux introducteurs. On se dirigeait en observant le soleil, la lune, les étoiles, … Et on se perdait assez souvent, il faut bien le reconnaître. » (p. 33).

« Un minuscule oiseau jaune et bleu, niché dans les feuilles, se mit à siffloter tout près de lui et cela faisait : « Debout Tomek ! Debout Tomek ! » Il ne put s’empêcher de rire. Il ressentait le même bonheur que le matin précédent lorsqu’il avait quitté le village, le même sentiment de liberté, la même allégresse. Si c’est cela voyager, se dit-il, je veux bien faire trois fois le tour du monde ! » (p. 35).

« Tu as déjà vu des abeilles autour d’une cuillerée de confiture ? Eh bien, voilà comment les garçons étaient autour de moi. Tous. » (p. 48).

« Il me souriait avec son drôle de chapeau sur la tête. On ne pouvait pas mourir plus heureux. » (p. 53).

« Passèrent […] six garçons jumeaux qui en portaient un septième dans un sac de toile. Tous marchaient vers l’ouest. » (p. 75).

« Est-ce qu’on peut vraiment souhaiter ne jamais mourir ? …
N’est-ce pas justement parce que la vie s’achève un jour qu’elle nous est si précieuse ? …
Est-ce que l’idée de vivre éternellement n’est pas plus effrayante encore que celle de mourir ? …
Et si l’on ne meurt jamais, alors quand reverra-t-on ceux que l’on aime et qui sont déjà morts ? … » (p. 176).

« A cet instant-là, les premières étoiles montèrent dans le ciel, puis des centaines d’autres. Tomek n’avait jamais vu un ciel aussi lumineux … Ils s’allongèrent pour admirer la Voie lactée. Ils n’étaient plus sur la terre, à contempler les étoiles. Ils étaient parmi les étoiles, au milieu d’elles. Ils étaient les infimes parties de l’infini cosmos. » (p. 178).

« Je me sentirai mieux dans ton souvenir qu’assis aux courants d’air dans cette échoppe […]. Quand je mourrai, Tomek, pleure un peu si tu ne peux pas faire autrement, mais pas trop longtemps, s’il te plaît. Tu viendras peut-être de temps en temps sur ma tombe, alors dis-toi bien que je serai plus là. Si tu veux me voir, il faudra te retourner. Tu regarderas les rangés d’arbres dans le vent, la flaque d’eau où le petit oiseau boit, le jeune chien qui joue, c’est là que je serai, Tomek. Voilà, ne l’oublie jamais » (p. 187).

Analyse de "La rivière à l'envers, Tomek"
réalisé par Cédric
le 17 juin 2013
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