Mourlevat (Jean-Claude), La Ballade de Cornebique


Promenade poétique, bêêêh !
La Ballade de Cornebique, de Jean-Claude Mourlevat
Jean-Claude Mourlevat, La Ballade de Cornebique.
Paris, Gallimard Jeunesse, coll. "Hors-Piste",
2003, 208 pages.

Quatrième de couverture :

Si vous aimez les boucs, le banjo et les charlatans, les concours d'insultes et les petits loirs qui baillent tout le temps, alors laissez-vous emporter dans la folle cavale de l'ami Cornebique. Une fable drôle et survitaminée pleine de tendresse et de poésie.


Quelques passages du livre :

« Pendant la semaine, on bosse dur, mais le samedi soir, dans les villages, attention ! Tout le monde se retrouve dans une grange qui sert de salle des fêtes et ça danse et ça saute jusqu’à point d’heure. Des vrais dératés ! » (p. 7).

« Il attend d’être chez lui pour pleurer. Mais il ne pleure pas : il braille ! Il doit enfuir sa tête dans l’oreiller pour qu’on ne l’entende pas à dix kilomètres. Ça lui coule des yeux, du nez, il a l’impression que les larmes lui giclent par les oreilles !

« Sa décision est prise. On ne plaisante pas avec les chagrins d’amour. Ceux qui disent « allons allons ça va passer » se moquent du monde. Qu’on ne lui raconte pas de salade, à Cornebique ! » (pp. 15-16).

« Son idée, à Cornebique, c’est de faire le vagabond et de ne plus jamais revenir » (p. 17).

« Je me fiche bien de mourir : quand on est mort, on n’a plus mal aux dents ! » (pp.30-31).

« - Tu parles à ta chaussette ?
[…].
- Bien entendu que je parle à ma chaussette. Pas toi ?
- Non.
- Jamais ?
- Tu as tort. Il faut toujours parlé à ses chaussettes. Sinon elles se vengent.
- Ah… Et comment ?
- Elles puent. » (p.37).

« Dans la chaussette, ça s’anime. Cornebique la prend délicatement, il en retrousse le bord. Deux immenses yeux noirs le regardent, pleins de tendresse. La bouche s’ouvre pour parler. Cornebique craint le pire, et le pire arrive, car la petite chose lui murmure, avec une pointe d’étonnement :
- Papa… ? » (p.40).

« Il faut aller le chercher, ton petit Piou, là. Et la petiote aussi. On va quand même pas les laisser aux griffes de ces péteuses… » (p.114).

« Voici quatre ans, tu cavalais dans cette plaine, poursuivi par deux Griffues, et tu portais un petit Loir sur ton ventre. Aujourd’hui, tu en portes deux, plus un grand Coq, et elles sont plus de trois cents qui te coursent ! Bravo ! Tu es en net progrès ! Tu comptes aller jusqu’où comme ça ? » (p.183).

« Je suis triste de t’abandonner ici, à peine retrouvé. J’aurais bien aimé entendre une fois encore ta voix joyeuse : « Salut, Corne ! » Il n’y a que toi qui m’appelais comme ça… J’espère qu’au printemps, quand vous pointerez votre museau au grand air, vous arriverez à vous débrouiller sans moi, tous les deux, parce que de mon côté, ça sent le roussi, la fin des haricots… Oh j’ai pas peur de mourir. Je regrette juste que ça ne continue pas encore un peu… » (p.184-185).

« Maman chérie…
[…]
Dis à mes compagnons de jeu
Que je ne jouerai plus jamais avec eux …
[…]
Que je ne jouerai plus jamais avec eux
Tu peux jeter mes petites chaussures…
Maman chérie
Tu peux jeter mes petites chaussures… » (p.186).

« Regarde, mon camarade, regarde : c’est ma famille qui passe ! » (p.188).

Analyse de "La Ballade de Cornebique" Pistes didactiques pour "La Ballade de Cornebique"
réalisé par Cédric
le 17 juin 2013
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