Burgess (Melvin), Junk


Addiction Littéraire Anonyme
Junk, de Melvin Burgess
Melvin Burgess, Junk.
Paris, Gallimard, coll. "Folio",
2009, 432 pages.

Quatrième de couverture :

Entre un père violent et une mère alcoolique, la vie de Nico est intolérable. Une seule issue : fuir. Fuir avec Gemma, son amie, qui le suit comme par défi. Mais que faire, à quatorze ans, sans ressources, dans les rues d'une grande ville ? Les deux adolescents rejoignent un squat et, très vite, sont pris dans l'engrenage de la drogue … Le jour où ils acceptent de l'héroïne, ils deviennent, sans en être encore conscients, des junkies.
Dans ce roman encensé par la critique internationale, Melvin Burgess dépeint avec un réalisme saisissant, sans complaisance ni moralisme, les facettes d'un drame contemporain. Une lecture bouleversante et essentielle, car « il est préférable que les jeunes n'entendent pas parler de la drogue pour la première fois le jour où quelqu'un essaiera de leur en vendre.»


Quelques passages du livre :

« Mais on n’a pas fait l’amour. On n’a rien fait. On voulait juste … être l’un près de l’autre.
C’est humain, non ? », Gemma (p. 21).

« Je me suis vue lui tenir la main dans le noir, dormir avec lui, discuter sans personne autour. M’occuper de lui aussi, parce que ce pauvre Nico avait vraiment besoin qu’on s’occupe de lui. Il avait besoin de quelqu’un. De moi. », Gemma (p. 35).

« Les gens s’imaginent que le plus méchant, c’est mon père parce qu’il me bat. Alors qu’en fait, maman est pire que papa. Lui, c’est simple. Je le hais. Je le hais parce qu’il la laisse faire n’importe quoi, qu’après il nous dispute, mais qu’il ne cherche pas à l’aider. Et parce qu’il nous traite comme des chiens. Maman aussi, je la hais. Le problème, c’est que je l’aime autant que je la hais. », Nico (pp. 78 – 79).

« Je me moquais bien des cœurs que je brisais : le mien, le leur, celui de n’importe qui. Dans ma tête, j’étais déjà partie. », Gemma (p. 98).

« Nico avait tellement souffert dans la vie … Je voulais rendre ce pauvre garçon heureux. Et je voulais qu’il me rende heureuse, aussi. », Gemma (p. 99).

« Je crois qu’en fait, la gentille ne m’intéresse pas. Des fois, les gens disent que je suis gentille, mais c’est uniquement parce que je leur fais plaisir. Moi, ce qui m’intéresse, c’est de profiter de la vie et de m’amuser. », Gemma (p. 103).

« J’ai autant confiance en toi qu’en un rouleau de PQ [… ]. », Gemma à Vonny (p. 152).

« Ça vous est déjà arrivé de voir quelqu’un et de vous dire aussitôt : « Je veux être cette personne. Je veux lui ressembler, je veux penser comme elle, je veux produire le même effet qu’elle » ? […] Dès que je l’ai aperçue, j’ai su que je voulais être moi-même, exactement comme cette fille était elle-même. », Gemma (p. 163).

« Des fois, il faut faire des expériences. L’expérience peut être une personne, ou une drogue. L’expérience ouvre des portes qu’on ne voyait, mais qui étaient là. L’expérience peut vous projeter dans l’espace. », Nico (p. 205).

« Ecoutez ça : on peut être ce qu’on veut. Mais attention ! C’est un pouvoir. C’est de la magie. Ecoutez bien cette formule magique : on peut être ce qu’on veut, on peut faire ce qu’on veut, on peut être ce qu’on veut, on peut faire ce qu’on veut. Laissez-vous bercer par ces douces paroles. », Lily (p. 211).

« Avant, je passais mon temps à me battre pour éviter que tout s’effondre autour de moi. Maintenant, je lâche prise. Et je ne me suis pas écroulé … C’est le reste du monde qui s’est volatilisé – vers le haut, le bas, je ne sais pas où. Ce qui compte, c’est qu’il ait disparu. », Nico (p. 237).

« Un jour, j’aurai des enfants. Un jour, j’irai vivre à la campagne, je cultiverai des fleurs et des légumes. Peut-être que je deviendrai fleuriste et que je vendrai le produit de mon jardin. Et l’été, quand j’aurai besoin de me changer les idées, j’irai faire la tournée des festivals et je retrouverai tous mes amis.
Un jour. Mais pour l’instant, je suis une fille des villes. », Gemma (p. 243).

« Ecoute, on est ce qu’on veut être. Fais n’importe quoi, mais pas ça … », Gemma (p. 253).

« Je le regardais sans rien dire, sans vraiment écouter non plus. Je pensais à ces dernières années. A une époque, j’avais vraiment cru qu’il allait mieux. Mais maintenant, je voulais retrouver l’ancien Nico. Je voulais retrouver mon Nico. », Gemma (p. 304).

« […] Je me suis mise à penser à toutes les choses que j’avais ratées, à toutes celles que Gemma avait ratées : devenir adulte, recevoir ses petits amis dans le salon, aller à des boums, … », la mère de Gemma (p. 381).

« Je veux rentrer à la maison. Maman, est-ce que je peux rentrer à la maison, maman, s’il te plaît … ? », Gemma (p. 385).

« Bonjour, je suis celui qui a bousillé ta vie. Tu acceptes de me revoir ? Si tu refuses, je comprendrai … », le père de Nico (p. 406).

« C’était une véritable histoire d’amour. Gemma, moi et la dope. Je n’imaginais pas qu’elle puisse se terminer. Ca a été la plus grande aventure de ma vie. Gemma est un peu spéciale, n’est-ce pas ? La came aussi » Nico (p. 416).

« […] Il faut garder espoir. Comme dit le médecin, il faut être positif dans la vie. », Nico (p. 422).

réalisé par Cédric
le 24 juin 2013
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