Mourlevat (Jean-Claude), L'enfant Océan


"L'enfant Océan", késako ?
L'enfant Océan, de Jean-Claude Mourlevat
Jean-Claude Mourlevat, L'enfant Océan.
Paris, Pocket Jeunesse, 2010,
151 pages.

Quatrième de couverture :

Une nuit, Yann réveille ses six frères aînés, tous jumeaux. Il faut fuir: leur père a menacé de les tuer. Irrésistiblement attirés par l'Océan, les sept enfants marchent vers l'Ouest.

De l'assistante sociale au routier qui les prend en stop, du gendarme alerté de leur disparition à: la boulangère qui leur offre du pain, chacun nous raconte à sa façon un peu de leur incroyable équipée. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.


Comparaison entre plusieurs éditions

L'enfant Océan, de Jean-Claude Mourlevat L'enfant Océan, de Jean-Claude Mourlevat L'enfant Océan, de Jean-Claude Mourlevat
Jean-Claude Mourlevat, L'enfant Océan. Paris, Pocket Junior, 1999, 151 pages.
Jean-Claude Mourlevat, L'enfant Océan. Paris, Pocket Jeunesse, 1999, 160 pages.
Jean-Claude Mourlevat, L'enfant Océan. Paris, Pocket Jeunesse, 2010, 151 pages.

Sur la première illustration, on observe d’abord deux files de trois enfants face à la mer. On peut remarquer que les enfants se ressemblent, plusieurs indices permettent de le comprendre : la symétrie réalisée sur la couverture qui agence les enfants sur la plage et les vêtements qu'ils portent sont assez similaires lorsqu’on les compare avec le garçon correspondant dans l’autre file (car on peut supposer qu’il s’agit de garçons grâce aux tenues vestimentaires même si on ne saisit pas la présence de cet escarpin rose au pied d’un des gamins). Ce qui est étrange et qui peut surprendre le lecteur, c’est cet enfant que l’on voit dans un sac, tenu par les deux plus grands. Que fait-il à l’intérieur de ce sac ? Pourquoi se trouve-t-il à l'intérieur de celui-ci ? Il semble plus petit (de taille) par rapport aux autres. On peut également constater qu’il pointe l’océan de son index gauche. Pourquoi ? Montrerait-il quelque chose d'invisible pour le lecteur ? On se doute que cet enfant doit être celui indiqué par le titre de l’ouvrage, « L’enfant Océan » (après tout, il est le seul garçon à pointer dans cette direction). On ne saisit cependant toujours pas le lien entre le titre et l’illustration. Que font tous ces enfants sur la plage ? Pourquoi cet enfant est-il dans un sac ? Pourquoi pointe-il son doigt vers l’océan ? Il faut de plus noter que tous les enfants sont de dos. On ne voit pas aucun visage, aucune émotion, comme si on avait désiré cacher la face de cette fratrie. On peut également remarquer que la collection fête un événement particulier, l'arrivée à un certain nombre d'ouvrages publiés. On constate que celui-ci est le cinq centième, ce qui peut inciter le lecteur à penser qu'il est face à une lecture particulière, de qualité, d'exception. Est-ce le cas ?

La deuxième couverture présente un enfant face à l'océan. Celui-ci est de dos, le lecteur ne peut donc pas voir son visage. Est-il cet enfant Océan ? Pourquoi l'océan d'ailleurs ? Ce qui est pourtant surprenant, saugrenu, étrange aux yeux du lecteur est que ce garçon sort d'un sac. Pourquoi ? Est-ce un moyen de transporter le chérubin ou marche-t-il simplement dessus ? On peut cependant marquer le moment de la journée grâce à ce coucher de soleil et les couleurs assombries qui apparaissent : il va prochainement faire nuit. Pourquoi sept enfants se trouvent sur la plage à une telle heure ? Pourquoi ont-ils, qui plus est, ce genre de tenue (anoraks, vêtements chauds, escarpin en main, ...) ? On peut également souligner la présence d'une symétrie qui sépare les enfants en deux files, indiquant ainsi qu'il s'agit de trois paires de jumeaux (cela est d'autant plus notable grâce aux deux jeunes garçons à l'avant-plan, les tenues similaires, la coupe des cheveux des aînés, ...) : celle-ci est d'ailleurs assez similaire à la couverture précédente (deux files de trois garçons de chaque côté du petit garçon, présence d'un jeune enfant avec un sac au centre, tenues vestimaires assez identique) ! Il faut enfin souligner que chaque garçon a un regard fuyant ; aucun ne regarde dans la même direction. 

La dernière couverture se présente, quant à elle, différemment des précédentes.On remarque ainsi sept garçons qui regardent vers l'océan : ils font tous face à celui-ci et le lecteur peut alors observer le visage de chacun. Une symétrie est également réalisable mais cette dernière est différente des deux autres premières de couverture : les enfants sont côte à côte mais il est possible de couper l'illustration en deux parties, où un enfant de chaque paire de jumeaux serait présent. Les tenues des garçons sont, encore une fois, assez identiques. Le moment de la journée est néanmoins autre sur cette première de couverture : le soleil du soleil a laissé sa place à un magnifique ciel bleu, accompagné de quelques mouettes. Tous les enfants regardent ainsi vers l'océan, ou le lecteur, mais il est impossible d'émettre une seule explication quant à cette posture.

Quoi qu’il en soit, après avoir analysé les trois premières couvertures de ce roman, je suis contraint de reconnaître que la première reste ma préférée. Les deux dernières ne m’ont pas du tout convaincu ; si j’avais vu ces livres avec une des deux couvertures en librairie, je ne me serai même pas dirigé vers ceux-ci. Je dois pourtant avouer que la première présentation me plaît davantage : je la trouve plus chaleureuse, plus tape-à-l’œil et encore plus intrigante grâce à cette illustration et à ce message adressé au lecteur. Une seule question me turlupine encore à l’instant : pourquoi n’ont-ils pas gardé CETTE première de couverture ?


Extraits de "L'enfant Océan"
réalisé par Cédric
le 24 juin 2013
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